Le projet

Selon les études, environ 5 à 10% des enfants d’âge scolaire présentent des troubles des apprentissages (dyspraxie, dysgraphie, dyslexie, dysorthographie, dysphasie, déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité, syndrome dysexécutif, dyscalculie, haut potentiel intellectuel), soit au moins un enfant par classe (environ 500 000 dans toute la France).

Les troubles des apprentissages sont de nature neurodéveloppementale (tout comme les troubles du spectre de l’autisme par exemple) dont l’origine n’est pas clairement connue. L’enfant n’y peut rien, ce n’est pas de la mauvaise volonté de sa part. Ce n’est pas non plus d’origine psychologique. Certains troubles des apprentissages sont d’ailleurs reconnus comme étant des formes de handicap à part entière, comme la dyspraxie  (depuis la Loi du 11 février 2005) et relèvent de la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées). L’élève dyspraxique est donc un élève reconnu comme handicapé et il pourra bénéficier plus tard du statut de Travailleur Handicapé.

Ce sont des troubles encore peu connus, dont la prévalence est souvent sous-estimée, tout comme la gravité des conséquences sur le développement affectif et global de l’enfant. Certains professionnels (médicaux et professeurs) sont parfois dans la dénégation de l’existence même de ces troubles. Certains d’entre eux pensent à un « effet de mode ».

Or, ces enfants qui présentent ces troubles « dys », ont besoin d’aménagements pédagogiques particuliers, afin qu’ils puissent avoir une scolarité la plus « normale » possible, et ce malgré leurs difficultés. Il faut leur « faciliter la tâche » en leur proposant des aides. Souvent l’aide humaine est proposée (AVS/AESH), mais les effectifs sont largement insuffisants. Les différents professionnels qui accompagnent ces enfants (psychologues, orthophonistes, ergothérapeutes, psychomotriciens, médecins neuropédiatre ou pédopsychiatre) proposent souvent des aménagements visant à compenser le handicap. Ce sont comme des béquilles. Un enfant dyslexique lira plus facilement si la taille du texte est augmentée par exemple, si les couleurs et la police d’écriture sont adaptés. Un enfant dyspraxique écrira avec une meilleure posture sur un pupitre incliné. Un enfant TDAH (trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité) gênera moins la classe s’il s’assoit sur un coussin ergonomique, si on l’autorise à malaxer une balle antistress ou si on l’autorise à faire des pauses et à travailler debout.

L’incompréhension des professionnels, l’incapacité des écoles à aider les enfants « dys », les parents qui baissent parfois les bras avec l’impression de « se battre contre des moulins à vent », et au milieu de tout cela l’enfant qui reste en souffrance et qui est placé en situation d’échec tous les jours, nous ont décidé à monter ce projet d’école spécialisée pour enfants à besoins particuliers.

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